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Quand j’ai entendu parler pour la première fois du Super Lap Battle, j’ai tout de suite su qu’il ne s’agissait pas d’un trackday comme les autres. L’ambiance, le soin apporté à la sélection du plateau, un tracé court mais technique : tous les ingrédients pour un week-end d’anthologie étaient réunis. En discutant avec le reste de l’équipe, c’est apparu comme une évidence : il fallait qu’MTK soit de la partie pour cette édition 2026. Et pour marquer le coup, nous avons décidé d’inaugurer notre stand sur cet événement.

Tout le monde s’est donc attelé aux préparatifs. Pendant que certains peaufinaient leur voiture, d’autres s’occupaient de la logistique, ou encore de la préparation du stand. Tonnelle personnalisée, TV cathodique pour diffuser des cassettes cultes, magazines finement sélectionnés et merch varié, le but était de nous faire connaître et de partager notre vision.
Mais le cœur de l’événement, c’est évidemment le pilotage, et c’est pas moins de trois pilotes qui ont fait le déplacement pour représenter MTK avec des voitures bien affûtées. Et elles vont bientôt pouvoir montrer ce qu’elles ont dans le ventre, car le week-end tant attendu arrive.

Samedi, 7h, le réveil sonne. J’aurais bien aimé une nuit plus reposante, car les 8h de route de la veille en Civic vidée m’ont lessivé. Mais qu’à cela ne tienne, on se prépare et on se met en route pour le traditionnel briefing des pilotes. On salue les copains d’internet, on fait chauffer les moteurs, et dès 9h, les premiers motivés sont déjà sur la piste.
L’asphalte est sec, la température est bonne, j’ajuste mes pressions et je sors pour quelques sessions. Très vite j’améliore mon temps de l’année dernière. Les A052 tiennent leur promesse, la voiture se place parfaitement, je peux réaccelérer très tôt, et je prends très vite confiance.

Pour nos deux autres pilotes, le début de journée est synonyme de découverte du tracé. Tous deux ont apporté quelques modifications à leur machine peu avant l’événement, et les premiers roulages semblent concluants : le rythme augmente graduellement.
Et malheureusement, les galères n’ont pas attendu très longtemps pour se présenter. Dans la matinée, une des deux MX-5 casse son collecteur d’échappement, tout juste ressoudé la veille. On ne se laisse pas abattre, et on trouve un soudeur qui le répare le jour même. Rendez-vous est pris dimanche pour la revanche.

Après une pause déjeuner bien méritée, l’après-midi passe et les sessions de qualification arrivent. Le principe est simple : trois tours lancés, et on garde le meilleur temps. Je me qualifie en milieu de peloton avec un 45’16, soit une seconde de gain par rapport à mon temps de l’année dernière. Tout ne se passe pas aussi bien pour nos autres pilotes en lice. Avec une voiture non roulante et une autre où l’application de télémétrie n’a pas fonctionné, ils finissent en bas du tableau.
Malgré ces déconvenues, le soleil et les amis présents ont permis à tous de passer une excellente journée, et le stand a attiré du monde, favorisant ainsi l’animation des paddocks et la rencontre de nouvelles personnes.

Fin de journée, on laisse les voitures aux paddocks et on rentre se reposer, sans oublier de se restaurer grâce aux délicieux smash burgers préparés par le chef. Car demain, les choses sérieuses commencent.
Après un peu de roulage libre le matin, et la traditionnelle photo de groupe à midi, l’après-midi est dédié aux courses. Tous les participants sont répartis en trois groupes, et le podium de chaque course participe à la finale. La pression monte, je pars troisième de ma course. J’assure le podium et passe en finale. Pour les autres pilotes MTK partants du fond de grille, le spectacle est au rendez-vous avec quelques beaux dépassements, malgré des pneus manquant cruellement de grip.

Enfin, la finale commence. Je pars 7e, avec deux voitures derrière moi. Mon objectif est de conserver ma position, tout en essayant de coller au mieux le groupe devant moi. J’y parviens tant bien que mal, le manque d’autobloquant se faisant ressentir en sortie de virage. En fin de course, l’air sale fait surchauffer mon moteur. Malgré tout, je conserve ma place et signe mon meilleur temps du week-end, un joli 45’03.
En définitif, ce Super Lap Battle aura été à la hauteur de nos attentes sur la piste comme en dehors. Nous en tirons beaucoup d’apprentissage, tant en termes de pilotage qu’en gestion d’un stand. Rendez-vous est pris pour la prochaine édition !
